Responsables de l’Axe SANTAL : Anne Dupuy et Stephanie Mulot 

anne.dupuy@univ-tlse2.frmulot@univ-tlse2.fr


Mots-clés : sociologie et anthropologie de l’alimentation ; pratiques alimentaires ; dimensions sociales de l’obésité ; image du corps ; politiques publiques de santé ; approche communicationnelle du travail de santé et du système de santé ; socialisation alimentaire, système d’information hospitalier ; travail du patient ; télésanté, médiations et santé

 


Présentation de nos recherches :

  • Nous étudions les effets des inégalités sociales (et, plus largement dans certains travaux, intersectionnelles) dans le champ de la santé et de l’alimentation : nous questionnons l’influence des politiques publiques, des modes de socialisation, de gestion des risques, et des recompositions des relations de soin et du travail soignant (à l’heure de la numérisation des activités professionnelles) sur les pratiques, les parcours, les expériences et l’accès aux soins, dans un contexte marqué par l’imbrication des problématiques sanitaires, environnementales, alimentaires, et technicistes. D’autres travaux s’intéressent aux modélisations des transitions nutritionnelles et alimentaires au regard de l’obésité et des pathologies associées comme des alternatives agro-alimentaires et leurs connexions avec la santé nutritionnelle et environnementale (thématisations des initiatives Les 1000 jours et One health).
• Ces travaux engagent, à leur mesure, des innovations méthodologiques pour des recherches interdisciplinaires (et internationales) ainsi que des réflexions épistémologiques relatives aux mesures du bien-être et leur application dans le champ de la santé. 
Mots-clés : sociologie et anthropologie de l’alimentation ; pratiques alimentaires ; dimensions sociales de l’obésité ; image du corps ; politiques publiques de santé ; approche communicationnelle du travail de santé et du système de santé ; stratégies de communication; socialisation alimentaire ; inégalités sociales (de santé) ; santé des enfantssystème d’information hospitalier ; travail du patient ; télésanté, médiations et santé, intersectionnalité, inégalités de genre, de classe, de race, d’âge, d’origine, santé sexuelle et reproductive, santé des femmes et des minorités, santé mentale et affective, violences de genre, santé et environnement, anthropologie politique critique.
Territoires de recherches et de compétences : Région Occitanie, France métropolitaine, Outre-Mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte, La Réunion, Nouvelle Calédonie, Polynésie Française), Andorre, Pologne, Asie du Sud-Est (Malaisie, Indonésie, Vietnam, Singapour), Bali, Japon, Brésil. 

 


Domaine Alimentation = 5 thématiques

1) la socialisation alimentaire notamment à travers l’exploration des processus de construction, transmission de normes sociales et culturelles encadrant les pratiques et représentations alimentaires, l’analyse des interactions sociales structurées par ou accompagnant l’alimentation en contextes et l’étude des conditions socialement situées de socialisation. 

2) les enjeux sociaux par le développement des connaissances et des pratiques (du diagnostic à la prise en charge) du milieu médical sur l’obésité, le cancer, le vieillissement, le handicap… et par la médicalisation de l’alimentation. L’approche se concentre sur les causalités circulaires entre déterminants sociaux et caractéristiques de santé ainsi que sur les controverses scientifiques et sociotechniques de même que sur les stratégies de communication auprès des consommateurs.

3) les relations entre santé et alimentation à partir de l’analyse des concurrences et conflits de normes sociales et médicales liés aux interactions sociales comme aux processus de construction des identités sociales ou à la production de politiques publiques, notamment dans les sociétés pluriethniques (Malaisie, Réunion, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie …)

4) les risques et inquiétudes alimentaires à partir de la conception et évaluation des dispositifs de gestion collective et/ou communicationnelle des risques, ainsi que des politiques publiques en matière d’alimentation (PNNS, indicateurs et signes de qualité…) et leur articulation aux patrimoines alimentaires, analysés comme des constructions sociales à l’interface des problèmes du tourisme, de l’environnement, de l’écologisation de la nourriture et des pratiques d’alimentation et agricoles. 

5) l’articulation de « l’éthique empirique » (Pols, 2017) du care dans les tâches en charge du « manger bien » avec la relation de service pour l’appréhender comme une modalité alternative d’approcher les enjeux de santé nutritionnelle. Cette perspective est ancrée dans des dispositifs empiriques expérimentaux (OVALIE, milieux associatifs, documentaires) et engagés à partir de collaborations épistémiques visant à  aviver le “potentiel émancipatoire dont la recherche peut être porteuse” (Garnier, 2021) à l’égard des mangeurs, en particulier quand ils sont issues de franges socialement dominées de la population.    


Domaine de la santé :

A/ Les systèmes de santé = 3 axes articulés :

1) les reconfigurations des systèmes de santé et plus particulièrement ce qu’elles postulent sur les activités de production d’information et de communication, leur équipement…

2) les évolutions combinées vers l’ambulatoire, la télémédecine, la responsabilisation des patients, l’éducation thérapeutique des patients et la référence à leur autonomie, pour caractériser les transformations du travail de santé notamment au plan des médiations et de la coordination, et les nouveaux enjeux associés en termes de droits des patients et de responsabilité médicale

3) les recompositions du travail médical et soignant tel qu’équipé d’applications informatisées, et tel que cadré et tracé par des dispositifs gestionnaires qui interrogent sur les écrits, l’écrire, et les dire au travail ; il s’agit de spécifier également ce qu’il en est du travail des patients, de ses transformations et de ses appuis.

B/ La santé entre injonctions politiques globales et inégalités intersectionnelles. 

1) l’espace politique de la santé : la santé comme résultante d’un ensemble de rapports de pouvoir, d’inégalités structurelles et intersectionnelles. 

2) la construction politique du rapport à la santé : Les politiques publiques et la production des normes en matière de santé, et leur application ou contestation par les usagers et la société civile. 


Membres de l’Axe SANTAL : Camille Akoun, Yasmine Alem, Maria José Araujo, Isabelle Bazet, Katia Bechikh, Jacinthe Bessière, Phuong Thao Bui Nguyen, Rémi Cayatte, Danielle Cornot, Anne Dupuy,   Alexandra Endaltseva, Loréna Favier, Elisabeth Fournalès, Sandrine Fournié, Muriel Gabas,  Laura Guerin, Christian Laborde, Cyrille Laporte,  Philippe Marrast, Anja Martin-ScholzJulie Mayer, Sabine Meier, Stéphanie Mulot, Nancy Nzeyimana Cyizere, Paulina Olszanka, Paul-Emmanuel Pichon, Jean-Pierre Poulain, Amandine Rochedy, Audrey Rousseau, Christophe Serra-Mallol, Françoise Sourdais, Sophie Thiron, Laurence Tibère, Jan Li Yuen, Frédéric Zancanaro

Membres associés : Neethiahnanthai Ari Ragavan, Bruno Claverie, Leslie Fonquerne, Iheb Garbaya , Laura Jannot, Solène Leprince, Elise Mognard, Hélène Sellier, Marie-Jeanne Urvoy

Partenaires : Marine Fontas, Tristan Fournier, Olivier Lepiller, Jean-Philippe Sajus, Anne-Claire Yemso-Paillisse


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mise à jour janvier 2023