Journée d’étude  » Affichage, Emballage, Etiquetage : Histoire et enjeux « 

Organisée par : Le CERTOP et la MSHS-T Axe « Travail, Marchés, Risques »

Date : Mardi 4 Mai 2010

Lieu :

Université Toulouse 2-Le Mirail

Maison de la Recherche, Salle D 31

5 allées Antonio Machado

31058 TOULOUSE Cedex 09 – France

Contact adminitratif :
Marie-Noëlle Michaud


Télécharger le programme :

pdf_programme_JE_4-05-10.pdf


Résumé :

L’information économique, environnementale et sanitaire est à l’affiche. D’un côté, la transformation des usagers en clients (Fijalkow, 2006), et la conversion des clients en citoyens (Callon & al., 2001 ; Dubuisson-2009) participent à la montée d’un consommateur de plus en plus actif (Cova & Cova, 2009) à la recherche d’appuis cognitifs susceptibles de soutenir leur engagement dans l’action. De l’autre, les acteurs institutionnels publics ou privés tentent de porter leur voix sous forme d’affichage (Parasie, 2009), d’emballage (Cochoy, 2002) ou d’étiquettes (Frohlich, 2007). Paradoxalement, ces deux mouvements sont à la fois convergents et contradictoires : est-il possible de concilier des formes de communication descendante et unilatérale avec l’expression de publics en quête d’interactivité ?

Telle est l’une des questions que nous voudrions aborder au cours de cette journée d’étude sur les dispositifs sociotechniques d’affichage, d’emballage et d’étiquetage. Les supports informationnels à destination des publics forment des espaces ambigus, où se croisent et se combinent souvent les voix des régulateurs et des acteurs de l’offre, du droit et du marché (Cochoy et Canu, 2009). Ils circonscrivent un univers cognitif complexe, jadis décrit comme un monde de faux-semblants et d’aliénation (Baudrillard, 1970), aujourd’hui présenté tantôt comme un enfer (Morel, 2007), tantôt comme un espace d’équipement cognitif (Denis et Pontille, 2010) dont les formes participent autant à soutenir les pratiques routinières qu’à susciter des comportements d’exploration (Auray, 2006) et dont l’abondance et la variété posent des problèmes en termes d’économie de l’attention (Kessous et al., 2010).

Pour aborder ces enjeux, il convient d’en éclairer l’histoire, d’en explorer les formes, de s’interroger sur l’agencement des différents niveaux d’inscription (de l’affichage à l’étiquette, en passant par l’emballage et la signalétique), de rendre compte du jeu des régulations publiques et des initiatives privées, de l’investissement de l’étiquetage par les consommateurs comme lieu d’information consumériste ou d’expression politique, des différents régimes d’étiquetage selon la nature des produits (biens alimentaires, médicaments, produits d’entretien domestique…), voire d’examiner l’émergence de formats informationnels nouveaux, largement soutenus par les nouvelles technologies (smartphones, sites Internet) qui semblent sortir l’affichage de plus d’un siècle de communication unilatérale et asymétrique pour l’ouvrir à des formes inédites d’interaction avec les usagers.


Télécharger les résumés des communications : pdf_Plaquette_resumes_JE_4.05.10_affichage-emballage-etiquetage.pdf


Comité d’organisation :

Franck Cochoy, Professeur des Universités pôle TRAME-CERTOP, UTM/CNRS

Michèle Lalanne, Maître de Conférences pôle TRAME-CERTOP, UTM/CNRS

Marie-Noëlle Michaud, Secrétaire-gestionnaire CERTOP, UTM/CNRS

Laure Séguy, Doctorante pôle TRAME-CERTOP, UTM/CNRS

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