Date : 19/10/2017 14 h 00 min - 17 h 00 minCategories :

Invité : Eric ROUX, ethnologue, journaliste, fondateur de l’Observatoire des Cuisines Populaires

Si la cuisine des restaurants dits gastronomiques est sur le devant de la scène aujourd’hui en France, n’est-il pas indispensable d’essayer de définir et d’étudier la cuisine du quotidien partagée par le plus grand nombre. Comme il existe une langue vernaculaire, la cuisine est aussi de culture orale, maltraitant les gestes et les codes de la cuisine académique. Replacer nos manières de nous alimenter comme des faits culturels totaux, devrait permettre d’en saisir la complexité (s’approvisionner, faire ses courses, avoir un jardin, stoker, conserver, faire à manger, comment, pour qui, quand et avec qui).

Afin d’enrichir les seules données des enquêtes quantitatives, la recherche ethnographique, complexe et exigeante en temps, semble être à même de permettre d’entrevoir la diversité, la dynamique, et l’abstraction de nos comportements alimentaires. Chercher à connaître la subtilité et la complexité de ces comportements c’est s’offrir la possibilité d’enrichir et de valoriser nos patrimoines tant d’un point de vue culturel qu’économique.

L’exposé s’attachera notamment à présenter des faits alimentaires pouvant définir un territoire avec les exemples du beurre de lactosérum, de la charcuterie salée-séchée et de la charcuterie non-fumée pourtant fumée et du goût du rance, comme marqueurs culturels.

Lieu : Université Toulouse – Jean Jaurès, Amphi F


 Conférence organisée dans le cadre des Conférences-recherche ISTHIA-CERTOP 2017-2018

Contact scientifique : Jacinthe BESSIERE, MCF Sociologie, UT2J (ISTHIA), CERTOP – bessiere@univ-tlse2.fr


mise à jour 11/09/2017 – Photo : Eric Roux ©http://observatoirecuisinespopulaires.fr

Imprimer