Caractériser le processus général de fabrication des dominations et des discriminations en santé et, ce faisant, dévoiler les conditions de perpétuation et d’accroissement de ce dernier afin de mieux l’enrayer.

Le 1er symposium international FAB.ISS (la fabrique des inégalités sociales de santé) est organisé par l’IFERISS (FED 4142) et ses laboratoires-membres, en association avec le centre d’expertise Santé, Innovations, Bien-être et Politiques Publiques de Marseille (représenté par Corinne GRENIER) et le Laboratoire d’Études et de Recherche en Sociologie (LABERS, EA 3149) de Brest (représenté par Hervé HUDEBINE).

Ce séminaire est ouvert aux chercheur·es, doctorant·es, étudiant·es de master et professionnels intéressés.
Entrée libre et gratuite.
Pour des raisons d’organisation, une inscription préalable est obligatoire.

Toutes les informations sur le site de l’Iferiss

Présentation :

Les inégalités sociales de santé (ISS) sont portées au jour par une épidémiologie ouverte aux déterminations sociales et sensible aux parcours biographiques des individus. Outre les travaux pionniers (Lang, 1993 ; Leclerc, Fassin, Grandjean, Kaminski, Lang, 2000 ; Leclerc, Kaminski, Lang, 2008 ; HCSP, 2010), la somme publiée dernièrement (Haschar-Noé, Lang, 2017) ne laisse plus de doutes sur l’ampleur des injustices qu’elles représentent et le jeu complexe des distinctions, divisions et contradictions sociales, par ailleurs grosses de tensions, qu’elles contribuent à générer, entretenir et aggraver. Si ce constat préoccupant, situant la France parmi les pays les plus inégalitaires d’Europe occidentale, est livré au débat public et son inscription à l’agenda public régulièrement invoquée (à défaut d’être convoquée), il est un point qu’il reste à investir afin de mieux comprendre les ISS et, de fait, entreprendre de les réduire : les logiques multiples, complexes et enchâssées de leur implacable fabrication.

Nous postulons que, épidémiologiquement, sociologiquement et territorialement construites (telles qu’analysées le plus couramment), les ISS le sont tout autant politiquement, démographiquement, anthropologiquement, juridiquement, psychologiquement, culturellement et corporellement, notamment. Le recours au vaste spectre des sciences sociales (sociologie et science politique, prioritairement, mais aussi géographie, démographie, anthropologie, droit, psychologie, sans oublier les sciences de l’information et de la communication, de gestion, du sport et de l’environnement) invite au croisement disciplinaire des concepts et des écoles, des méthodes et des objets, des données et des terrains à même de passer au crible les déterminants cumulatifs de la production des ISS.

Nous gageons que les combinaison et confrontation des analyses, de surcroît menées à l’échelle internationale, alors que les enseignements du COVID-19 sont encore à tirer, permettent de caractériser le processus général de fabrication des dominations et des discriminations en santé et, ce faisant, de dévoiler les conditions de perpétuation et d’accroissement de ce dernier afin de mieux l’enrayer.

Jean-Charles Basson, directeur de l’IFERISS (FED 4142) et directeur-adjoint du CreSco (EA 7419).
Nadine Haschar-Noé, chercheure à l’IFERISS (FED 4142) et au CreSco (EA 7419)

Symposium International FAB.ISS La fabrique des inégalités sociales de santé passée au crible des sciences sociales, 2020 Toulouse

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