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Thèse en cours/Ph.D.Thesis (depuis 2019)

La réception d’une politique mémorielle par les descendants de républicains espagnols exilés en France : Recours et non recours à la loi de mémoire historique. /The reception of a memorial policy by the descendants of Spanish republicans exiled in France: Take-up and non take-up to the law of historical memory.

Résumé/Abstract
Ce travail de thèse s’inscrit dans la continuité d’un questionnement général en sociologie de la mémoire, que je souhaite aborder auprès de descendants de républicains espagnols. J’ai choisi d’appréhender les questions mémorielles propres à cette population à partir du dispositif légal bien spécifique qu’est la Loi de mémoire historique (Ley de Memoria Histórica), en particulier au travers d’une disposition additionnelle qui propose la naturalisation espagnole des enfants et petits enfants d’exilés restés dans le pays d’exil, en cherchant à éclairer la question suivante : un dispositif public peut-il contribuer à réparer les préjudices de l’histoire ?
Au travers d’un dispositif d’enquête aussi bien qualitatif que quantitatif, ce projet a pour objectif de traiter la question des mémoires selon deux niveaux : juridique et politique, ainsi qu’individuel. En première approche, je tenterai d’éclairer les contextes, stratégies, objectifs et processus à l’origine de cette loi selon une approche multiple, prenant en compte ses différents niveaux et modalités de production. Dans une seconde approche, il sera question d’interroger les individus qui saisissent, ignorent, ou s’opposent à cette opportunité de naturalisation, en tentant de saisir les différentes logiques et représentations à l’origine de leurs positionnements. Afin de clarifier ces questions, il s’agira de caractériser le rapport des individus à des mémoires traumatiques, collectives et familiales, en portant un intérêt particulier à la question des savoirs historiques, des identités ressenties et des valeurs défendues, ainsi qu’aux usages pluriels que les descendants font de cette mémoire et de ces savoirs.

This thesis work is part of a general questioning in the sociology of memory, which I would like to address to descendants of Spanish republicans. I have chosen to address the memory issues specific to this population on the basis of the very specific legal mechanism that is the Law of Historical Memory (Ley de Memoria Histórica), in particular through an additional provision that proposes the Spanish naturalization of the children and grandchildren of exiles who have remained in the country of exile, seeking to clarify the following question: can a public mechanism help to repair the damage caused by history? Through a qualitative and quantitative survey system, this project aims to address the issue of memoirs at two levels: legal and political, as well as individual. As a first approach, I will try to shed light on the contexts, strategies, objectives and processes behind this law through a multiple approach, taking into account its different levels and production methods. In a second approach, I will be questioning individuals who seize, ignore, or oppose to this opportunity for naturalization, trying to grasp the different logics and representations at the origin of their positions. In order to clarify these questions, it will be necessary to characterize the relationship of individuals to traumatic, collective and family memories, with a particular focus on the question of historical knowledge, perceived identities and defended values, as well as the plural uses that descendants make of this memory and knowledge.

Directeur de thèse/Ph.D. Supervisor : Ygal FIJALKOW, MCF Albi INU Champollion

mise à jour février 2020/update february 2020

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