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Programmes de recherche Axe INTRA (en cours)


Étudier les tendances et évolutions des inégalités sociales dans des pays des deux continents (Espagne, Finlande, France, Italie et Royaume-Uni ; Argentine, Brésil, Chili et Urugay).

L’objectif du projet est la création d’un réseau international permettant de mener des recherches comparatives sur les mécanismes de construction des inégalités sociales dans un contexte global marqué par les incertitudes. Le genre y tient une perspective d’analyse transversale.

A travers ce réseau, il s’agit de favoriser l’émergence d’un espace de réflexion collective et le développement de synergies entre les partenaires afin de mettre en place des études innovantes dont les résultats auront un impact sur les débats académiques et politiques du champ des inégalités sociales. Le projet contribuera également à informer des enjeux qui se nouent dès la conception des politiques publiques visant la réduction des inégalités sociales.

Dans ce cadre, et en lien avec les objectifs d’Horizon 2020, l’objectif final d’ INCASI est de contribuer à des solutions innovantes qui améliorent la qualité de vie des citoyens, réduisent les inégalités sociales et promeuvent la justice sociale.

Financement : 2,4 millions d’euros, Subvention européenne du Programme cadre H2020 Marie Curie RISE (Research and Innovation Staff Exchanges)
Période : 2016-2019
Partenaires : Université Toulouse – Jean Jaurès, en collaboration avec un consortium composé de 19 universités de l’Union Européenne et d’Amérique Latine
Coordination :
Projet dirigé par Pedro López-Roldán, Professeur, Université Autonome de Barcelone (Espagne)
Coordonnatrice pour la France : Julie Jarty, Maîtresse de conférences, Université Toulouse – Jean Jaurès, CERTOP UMR5044 CNRS
Contact scientifique : jarty@univ-tlse2.fr


Ce projet traite des nouvelles formes d’organisations collectives et individuelles du travail engendrées par le développement des mécanismes négociés de la capitalisation du temps en France et en Allemagne : le compte-épargne-temps. Notre recherche voudrait traiter quatre objectifs : caractériser la production de la règle temporelle décentralisée, décrire et analyser les inégalités face à la règle, interroger les tensions entre logiques collectives et individuelles de l’épargne-temps, analyser la transformation temps/argent dans la capitalisation (monétisation).

Après un bilan de la littérature et des règles du droit des deux côtés du Rhin, il s’agit d’abord d’analyser les accords d’entreprises relatifs à la capitalisation (CET/ Arbeitszeitkonto). La Direccte (Direction régionale du Travail) en France dispose de ces documents depuis 2006. En Allemagne le Tarifarchiv du WSI (Fondation Hans Böckler) à Düsseldorf permet d’avoir accès à ces données. Nous avons effectué la constitution d’une base de données codifiée comparable pour la France et l’Allemagne (600 accords d’entreprise de chaque côté) afin d’effectuer des traitements statistiques. Nous avons achevé en juin 2017 le travail sur la base de données allemande (début 2018 pour la partie française). Après la fin de ces traitements quantitatifs, nous procédons à la réalisation des études portant sur les usages de la capitalisation au sein des 8 entreprises sélectionnées. Dans chaque entreprise, nous voudrions analyser le contenu de la négociation collective portant sur le temps de travail, et réaliser des entretiens semi-directifs avec des salariés (10 pour chacune des entreprises, n: 80), de traiter le matériau collecté (retranscrire, traduire si nécessaire, et proposer une analyse thématique) et rédiger une monographie. Enfin, il s’agira de rassembler les données collectées à travers les études quantitatives et qualitatives afin de proposer une évaluation comparative France-Allemagne des différences rencontrées. Notre focale porte sur la négociation et l’usage de la règle de la capitalisation du temps de travail avec l’hypothèse qu’il s’agisse d’un dispositif central de la gestion de la vie économique et sociale des entreprises (Giotto et Thoemmes, 2016, 2017). Mais ce dispositif central prend des formes différentes selon les configurations sociétales (France, Allemagne), selon les secteurs d’activité et selon les catégories de salariés. L’objectif de la recherche est de montrer ces différences et d’en expliquer les raisons.

Financement : ANR
Période : 2015-2019
Coordinateur : Jens Thoemmes, thoemmes@univ-tlse2.fr


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mise à jour janvier 2018

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