En période de transition touristique, la gestion des sites classés ou inscrits bénéficiant d’une grande renommée cherche à combiner la protection (interdiction générale de modifier l’aspect des lieux) et la valorisation, essentielle à l’économie touristique, dans un contexte souvent contraint (pressions locales pour urbaniser ou équiper le site, contestation de la protection de la part de certains acteurs, recul de l’agriculture et progression spontanée de la végétation modifiant substantiellement l’aspect des lieux, etc.). La recherche d’une meilleure articulation entre la gestion des flux, leurs retombées et la nécessaire ouverture aux publics s’installe progressivement partout. Ce programme de recherche vise à actualiser et compléter les connaissances en la matière en questionnant l’application, en termes de gouvernance, de la notion de « capacité de charge » à la gestion de grands sites patrimoniaux naturels. (cf. présentation détaillée ci-dessous)

 


  • Financement : Programme de recherche 2015-2016
    PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture des Ministères de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie – Logement et Egalité des Territoires ) – « Les sites exceptionnels : quelle contribution au développement local ? » Axe « Tourisme et protection des sites »

 

Responsable : Vincent VLES, aménagement et urbanisme touristique, CERTOP – vincent.vles@univ-tlse2.fr

Laboratoire porteur : CERTOP (CNRS/ UT2J/UPS)

Participants du CERTOP : Vincent VLES (PR), Jacinthe BESSIÈRE (MC), Rémi BÉNOS (Dr), Pierre TORRENTE (I), Anne RAZOUS (AI), Michèle PERREAUX-PROGNON (T)

Laboratoires partenaires : co-cordination : Sylvie CLARIMONT, SET (UMR 5603 CNRS Université de Pau et des Pays de l’Adour), LIEU (EA Université d’Aix-Marseille), iiAC LAHIC (UMR 8177 CNRS/EHESS)



Mercredi 18 janvier 2017, Assemblée Nationale, Paris

Atelier du Réseau des Grands Sites de France, organisé dans le cadre du projet « Les sites exceptionnels : quelle contribution au développement local ? » (PUCA-DGALN)

Impact des mesures de gestion de la fréquentation dans les Grands Sites de France labellisés ou en projet.

Atelier autour du programme de recherche « Impacts des mesures de préservation des grands sites naturels » dans le cadre du projet « Les sites exceptionnels : quelle contribution au développement local ? » (PUCA-DGALN).

Télécharger le programme de l’Atelier

Atelier réservé aux membres du Réseau des Grands Sites de France, sur inscription jusqu’au 10 janvier.

Organisé par : Réseau des Grands Sites de France, dans la cadre des Rendez-vous des Grands Sites de France

Lieu : Assemblée Nationale, 126 rue de l’Université 75007 Paris – 4e bureau


Séminaire PUCA Jeudi 10 mars 2016 « Les sites exceptionnels : quelle contribution au développement local ? », Paris


Rapport scientifique intermédiaire 2015. Impacts des mesures de préservation des grands sites naturels. – Vincent Vles, Sylvie Clarimont, Emeline Hatt, Rémi Bénos, Jérôme Piriou, et al..Rapport de recherche] UMR CERTOP 5044. 2015. <[hal-01288187>


Présentation :

PUCA 2015-2016, Conciliation entre la protection des milieux et la fréquentation touristique.

A l’heure du développement durable, la question de la conciliation entre la protection des milieux et la fréquentation touristique demeure posée, notamment pour les grands sites naturels jouissant d’une forte notoriété.

Se pose alors le problème de la gouvernance – et notamment de l’anticipation dans des contextes variés de prise de décision par les décideurs – de la gestion des flux (fréquentation touristique) et de leurs retombées économiques, sociales, environnementales.

Où en est-on dans la mise en œuvre des expériences d’optimisation des flux de sites naturels exceptionnels en France et dans l’espace transfrontalier ?

Comment les mesures de régulation des flux sont-elles vécues par les visiteurs et les habitants de ces hauts-lieux ?

Problématique

En période de transition touristique, la gestion des sites classés ou inscrits bénéficiant d’une grande renommée se doit de combiner la protection (interdiction générale de modifier l’aspect des lieux) et la valorisation, essentielles à l’économie touristique dans un contexte souvent contraint (pressions locales pour urbaniser ou équiper le site, contestation de la protection de la part de certains acteurs, recul de l’agriculture et progression spontanée de la végétation modifiant substantiellement l’aspect des lieux, etc.). Dès lors l’idée d’une meilleure articulation entre la gestion des flux, de leurs retombées et la nécessaire ouverture aux publics devrait s’installer progressivement.

Comment l’anticipation qui pourrait la porter est-elle mobilisée ? Quel est l’impact des actions visant à réduire l’accessibilité au site non seulement sur le plan économique, mais aussi social, politique et environnemental ? Ces mesures de régulation des flux ont-elles modifié les usages et les perceptions des lieux ?

La surfréquentation

Pour répondre à cette question de recherche, on part du postulat selon lequel les grands sites naturels ont une capacité d’accueil limitée. L’atteinte ou le dépassement du seuil de « capacité d’accueil maximal » d’un territoire est le signal d’une « surfréquentation ».

C’est parce qu’il détermine les impacts négatifs du tourisme de masse sur ces milieux (états de saturation, de dénaturation), qu’il importe d’envisager ce seuil dans une démarche de « tourisme responsable ». Les sites exceptionnels sont donc amenés à distinguer les fréquentations qui provoquent une modification irrémédiable (seuil de rupture) de celles qui sont réversibles (charge maximale, optimum de gouvernance).

Peu de recherches ont été menées en France sur le sujet de la « surfréquentation ». Le présent programme vise à actualiser et compléter ces recherches en questionnant l’application, en termes de gouvernance, de la notion de « capacité de charge » à la gestion de grands sites patrimoniaux naturels. Il vise également à contribuer à la connaissance des impacts économiques, sociaux, politiques, environnementaux des méthodes de gestion des flux mises en œuvre.

Il s’agira notamment d’analyser, en recourant à des enquêtes, la façon dont les habitants « vivent » un grand site et les transformations symboliques et pratiques liées à la labellisation, mais aussi de confronter les perceptions habitantes à celles des visiteurs.

Un grand site naturel est un espace remarquable, reconnu comme tel par l’État et/ou l’UNESCO. Ce classement, voire la labellisation « Grand site de France », vise à protéger un espace dont la dimension patrimoniale est reconnue, en vue de sa transmission aux générations futures.

6 terrains d’étude :

Dune du Pilat, Pointe du Raz en Cap Sizun, montagne Sainte-Victoire, Massif du Canigou, réserve naturelle nationale de Néouvielle, site patrimoine mondial de l’UNESCO Gavarnie-Mont Perdu


 

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