Le centre associé a deux principaux champs d’investigation : l’enseignement supérieur et l’apprentissage avec un questionnement plus large sur les politiques de professionnalisation des contenus de formation et des parcours.


L’équipe de chercheurs associés


Les membres du centre associé Céreq se répartissent entre 3 pôles du CERTOP (TAPAS, SAGESSE, et SPOT). Dans une logique de site encouragée par la direction du laboratoire, le centre associé accueille trois membres de deux autres laboratoires Toulousaines, une équipe de la même université, Psychologie du Développement et Processus de Socialisation (PDPS) et l’autre de l’université Toulouse 1 Capitole : le Centre de Recherche en Management. Ceci pour des participations qui entrent évidemment dans le cadre des thématiques du CERTOP et du Céreq.

  • CERTOP (CNRS, Université Toulouse – Jean Jaurès, Université Toulouse III – Paul Sabatier)
    Benjamin Saccomano, post-doct. (contractuel Céreq)
    Boris Menard, IGE CEREQ, doct. en économie au CERTOP
    Catherine Soldano, MCF en sociologie
    Christelle Manifet, MCF en sociologie
    Claire Chay, doct. en sociologie
    Gabriel Tahar, DR Emérite CNRS
    Marianne Blanchard, MCF en sociologie
    Mireille Bruyère, MCF en économie
    Philippe Lemistre, IGR CEREQ HDR, directeur adjoint du centre associé
    Prisca Kergoat, MCF en sociologie, directrice du centre associé
    Stéphanie Goirand, post doc. en sociologie (LabEx SMS)
  • PDPS (Université de Toulouse – Jean Jaurès)
    Amélie Courtinat, MCF en psychologie, laboratoire PPDS
    Valérie Capdevielle, MCF en psychologie, laboratoire PPDS
  • TSM Research (CNRS, Université de Toulouse 1 Capitole)
    Catherine Béduwé, IGR socioéconomie, TSM Research

Activité scientifique (détail ci-dessous)


Est proposé ci-dessous un aperçu des activités sur de chacun sur les deux principaux champs principaux (enseignement supérieur et apprentissage)

La contribution du centre au fonctionnement en réseau du Céreq

1/ Enseignement supérieur : activités liées au groupe de travail sur l’enseignement supérieur (GTES) :

Philippe Lemistre anime le GTES pour le Céreq auquel participent désormais quatre membres du centre associé. Ce groupe comprend actuellement 40 personnes : des chargées d’études du Céreq, des chercheurs et enseignant chercheurs des centres associés Céreq, des membres d’observatoires universitaires et régionaux et des membres de la direction général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle.

Les trois thématiques qui conduiront aux prochaines productions sont : parcours des Docteurs, Condition matérielle des étudiants et parcours, Professionnalisation des parcours et des publics. C’est le troisième thème qui fédère les cinq participants du CAR autour de deux chantiers liés.

  • Apprentissage, alternance (contrat de qualification), sortants des universités de plus en plus en âgés (reprises d’études) interrogent les publics de l’université et, à travers eux, la notion même de professionnalisation et de « sortants » qui sont de moins en moins des primo sortants, ou du moins sans expérience. Catherine Béduwé abordera ces questions à travers l’exploitation des enquêtes Céreq en lien avec Christelle Manifet et d’autres participants au GTES.
  • Au-delà des publics, la professionnalisation c’est aussi celle des contenus et des parcours. D’une part, la LRU a généré de nombreux dispositifs à travers la mis en place des bureaux d’aide à l’insertion professionnelle et d’autre part, les diplômes du supérieur ont tous été déclinés récemment en compétences au sein de fiches RNCP. Les modules professionnalisation (financement DGESIP) et compétences (financement LabEx SMS) de l’enquête génération 2010 seront exploités par Boris Menard et Philippe Lemistre pour d’une part, estimer un éventuel effet de la plus grande implication des universités dans le processus d’insertion et d’autre part, interroger la pertinence d’une approche compétence selon les filières, notamment sa logique marchande (ou de l’offre). Ce dernier aspect sera particulièrement exploré, notamment en comparant public et privé à travers les filières de gestions universitaires versus les écoles de commerces. Ces investigations seront prolongées par des enquêtes de terrain financées par l’opération PARCOURS du LabEx SMS. Il s’agira d’interroger des sortants repérés dans l’enquête ainsi que des employeurs pour confronter les résultats statistiques à l’appréhension réelle des compétences par les acteurs. Marianne Blanchard participera à une comparaison université école de commerce (terrain Toulouse Paris).

2/ Apprentissage : le groupe de travail sur l’apprentissage :

L’ensemble des travaux ci-dessous concerne principalement quatre membres du centre associé (Prisca Kergoat, Valérie Capdevielle, Amélie Courtinat et Benjamin Saccomano) et de manière plus ponctuelle Philippe Lemistre. Ce groupe – animé par Prisca Kergoat et Dominique Maillard (Céreq) – dont le lancement a été effectué le 26 septembre 2014 vise différents objectifs (au-delà de la réunion de spécialiste de la question chercheurs et institutionnels) :

  • confronter les problématiques et les méthodologies mises en œuvre et être à même de reformuler des questions qui, souvent étudiées dans les termes mêmes des débats sociaux, demanderaient, à être inscrite dans une perspective socio-historique, à être problématisées, voire reformulées,
  • éclairer les zones d’ombre en tentant de constituer une « boite à outils » statistiques permettant d’avancer dans la production de résultats. Dans cette perspective, il s’agit également de répondre collectivement, à des appels d’offre. Cet objectivement a été anticipé puisque une partie des participants (CAR Lille et Toulouse ainsi que la DEEVA) ont répondu et remporté l’appel d’offre FEJ portant sur « les discriminations à l’entrée de l’apprentissage », recherche portant sur une des zones d’ombre identifiée, de longues dates, par la littérature.
  • Les travaux sur l’apprentissage s’inscrivent, y compris dans le groupe de recherche, dans une perspective plus large. Circonscrit autour d’un objet, celui de l’apprentissage, il s’agit de saisir l’ensemble des formations et des niveaux concernés (du CAP au master professionnel) et d’intégrer nos réflexions dans un champ plus large, celui de la formation professionnelle initiale (en lien avec les travaux sur le supérieur du centre associé). Perspectives offrant la possibilité de comparaison avec différents pays européens et entre différents publics et dispositifs existants (lycées professionnels, BTS, DUT, masters et licences professionnelles).
  • La recherche menée, pour la DEPP, sur le « bien-être » des élèves de lycées professionnels s’inscrit dans cette perspective puisque qu’elle vise à mieux appréhender les spécificités de ce mode de formation et à caractériser ses publics au regard des rapports développés, par les filles et par les garçons, au savoir et au travail.

3/ Opérations plus ponctuelles des membres participant aux travaux du CAR :

Le CAR participe via certains de ces membres à d’autres thématiques abordés par le Céreq avec son réseau (voir tableau ci-dessous et résumés).


Activité scientifique (détail) : PROGRAMMES DE RECHERCHE EN COURS

  • Le lycée professionnel, vecteur d’égalité des chances ? Enquête sur le bien être des élèves de lycées professionnels

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Bien que la recrudescence de la violence et du décrochage scolaire au sein des lycées professionnels inquiète l’ensemble des partenaires éducatifs, ce secteur du système éducatif apparaît particulièrement délaissé dans les enquêtes sur le climat dans les établissements scolaires. Pourtant les lycées professionnels accueillent massivement des élèves, des filles ou bien des garçons, issus des classes populaires (et de l’immigration), qui ont souvent connu une situation d’échec scolaire importante et cumulent de nombreux stigmates sociaux. En charge de l’élite ouvrière jusque dans les années 80, ces établissements  sont aujourd’hui perçus comme une voie de relégation ; situation qui ne favorise ni l’estime de soi ni non plus l’égalité des chances. La recherche pluridisciplinaire (sociologie -psychologie) proposée vise à étudier les processus favorables au bien-être des filles et des garçons de lycées professionnels. Il s’agira d’analyser le rôle joué par les caractéristiques du parcours scolaires, les appartenances sociales (sexe, origines sociales et ethniques), le rapport au savoir, au travail développés tant par les élèves que par l’institution et ses enseignants ainsi que les interactions avec les différents acteurs.  Ces différents axes font l’objet d’une analyse genrée tant en ce qui concerne les élèves que les enseignant.e.s qui tous -et c’est une spécificité des lycées professionnels- évoluent dans un contexte de non mixité.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : CAPDEVIELLE Valérie, COURTINAT Amélie, JARTY July, KERGOAT Prisca, SACCOMANNO Benjamin, LEMISTRE Philippe

  • Les discriminations à l’entrée de l’apprentissage

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Le projet proposé cherche à identifier ce que la littérature sociologique nomme « le chiffre noirde l’apprentissage et de la statistique publique ». En effet, si la
question de la discrimination est travaillée en sciences sociales celle-ci porte essentiellement sur la question de l’accès à l’emploi,  au logement, à la santé ou encore à la politique (cf. bibliographie),cela est beaucoup moins vrai concernant l’apprentissage. Aucune enquête statistique ne permet de prendre la mesure précise du nombre de jeunes qui, n’ayant pu trouver d’employeur, se rabattent sur les formations professionnelles scolarisées ou sur tout autre type de dispositif. Le projet a pour objectif d’analyser les discriminations d’accès à
l’apprentissage pour des jeunes désirant s’orienter vers l’enseignement secondaire professionnel. A cette fin, il cherche à :
• quantifier le nombre de jeunes candidats à l’apprentissage quin’accèdent pas à ce dispositif de formation et repérer les publics les  plus vulnérables en la matière ;
• identifier les formes de discrimination à l’œuvre dans l’accès à l’apprentissage, qui ont pour effet d’exclure certains publics ;
• mesurer l’impact de chacune de ces dimensions en mobilisant à la fois une analyse des données administratives existantes et les résultats d’une enquête spécifique construite à cet effet
• comprendre comment ces différentes dimensions interviennent et par qui elles sont mises en œuvre en menant divers entretiens auprès des  acteurs concernés : jeunes et leur famille, intermédiairesd’orientation en collèges, lycées professionnels et centres d’apprentissage, personnels des missions locales, chefs d’entreprise et responsables des ressources humaines.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : CAPDEVIELLE Valérie, KERGOAT Prisca, SACCOMANNO Benjamin,  LEMISTRE Philippe

  • Formation des adultes et université : une approche sociétale de redéfinition du service public éducatif

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
La formation postscolaire des adultes à l’université constitue un lieu d’observation privilégié des recompositions du service publicd’enseignement supérieur. En France, les universités prennent position en tant que service public dans un marché, essayant de tenir compte des enjeux auxquels elles sont soumises tout en préservant une spécificité « publique » à leurs productions, ce qui, en dernière instance, peut aussi apparaître comme leur valeur ajoutée sur le marché de l’éducation des adultes et de la formation continue. Pour autant, la place de ces formations reste marginale par rapport au Québec où un nombre important d’étudiants reporte le passage du secondaire au postsecondaire et y retourne plus tard. Les travaux menés concernent d’une part les spécificité nationale et une comparaison France-Québec menées à l’aide de monographie et d’entretiens. les travaux en cours s’inscrivent au
sein du GTES dans le sous-groupe Professionnalisation qui mène une recherche sur les publics notamment à partir des enquêtes du Céreq (Virginie Mora et Catherine Béduwé) articulée avec des investigations statistiques.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : BEDUWE Catherine, MANIFET Christelle

  • FEJ Portefeuille d’Expériences et de Compétences pour les étudiants

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Le Portefeuille d’Expériences et de Compétences est un outil numérique et une démarche, dont l’acquisition et la maîtrise sont encadrées au départ (un enseignant accompagnement est nécessaire) et acquises in fine (l’objectif est l’autonomie de l’étudiants utilisateur). Il s’agit d’un outil de valorisation des parcours de formation et des parcours professionnels pour l’étudiant et d’un outil de valorisation des formations et des diplômes dont les enseignants-chercheurs ont la responsabilité. Le PEC introduit une culture de l’expérience et de la compétence et favorise la lisibilité des formations et des diplômes auprès des publics étudiants et des partenaires extérieurs.
Le CEREQ est évaluateur pour le HCJ d’une expérimentation du PEC menées dans 13 universités. L’évaluation comprend trois volets.
Volet 1 – Analyse de  la mise en œuvre du PEC à partir d’enquêtes monographiques réaliséessur les 13 sites (entretiens + documentations)
Volet 2 – Enquête qualitative auprès des enseignants-chercheurs accompagnateurs de la démarche.
Volet 3 – Enquêtes auprès des étudiants bénéficiaires du dispositif PEC (avec groupes témoins) a- Enquête qualitative :entretiens semi-directifs auprès des étudiants concernés (Enquête sur les conditions d’accès, les modalités d’usage, la perception de l’utilité ex-ante et ex-post pour le déroulement de leur parcours de formation et d’insertion…) b – Enquête quantitative.
Questionnaires après un an de PEC (6 mois après la sortie) + groupes témoins (2011-2012-2013) . Méthodes : randomised experiment + investigation statistiques + cadrage des résultats en regard des données nationales (enquête CEREQ). Un rapport final rendu le fin octobre en février 2014. 6 valorisations sont prévues : deux chapitres d’ouvrage (FEJ à la découverte ouvrage compétences coordonné par le CS PEC courant 2015), un ouvrage,(parution fin 2014) 1 article (numéro spécial formation
emploi ), et un BREF (en cours parution fin 2014 ou début 2015).

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : LEMISTRE Philippe,  SOLDANO Catherine, BEDUWE Catherine

  • Groupe de travail « Enseignement supérieur »

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Le Groupe de Travail sur l’Enseignement Supérieur est un réseau d’échange et de production sur les parcours de formation et d’insertion des inscrits de l’enseignement supérieur. Il réunit 40 membres : du Céreq, des observatoires universitaires et régionaux, des membres des deux services du ministère (SIES, Stratégie ), de l’INJEP, du CEE ainsi que des chercheurs et enseignants chercheurs des centres associés régionaux du Céreq (voir la liste des membres). Tous s’engagent à participer activement aux travaux du groupe et à ses publications éventuelles. L’animation du GTES est aujourd’hui partagée entre un représentant du Céreq, Philippe Lemistre, un représentant des observatoires universitaires Simon Macaire (Université de Bordeaux) et une représentante des observatoires régionaux Séverine Landrier (ORM PACA). La composition du groupe comme le principe retenu de co-animation
assurent au GTES une existence nationale tout en lui permettant d’être sensible aux thématiques locales, régionales et nationales. Les réunions se déclinent en deux journées, deux fois par an, avec parfois des rencontres intermédiaires en sous groupes de travail.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : LEMISTRE Philippe, BEDUWE Catherine, MANIFET Christelle, BLANCHARD Marianne

  • Sentiment d’inquiétude et sécurité professionnelle chez les jeunes débutants

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
L’étude consiste à mettre en relation la « perception » qu’ont les jeunes de leur avenir professionnel – inquiétude ou optimisme – avec la « réalité » de leur situation professionnelle et de leurs conditions de travail. Cette étude est menée dans une double perspective de collaboration interdisciplinaire entre gestionnaire et économiste d’une part, de développement de méthodes statistiques pour étudier ces variables subjectives d’autre part. Les données de enquête Génération 98 à 7 ans ont été utilisées de manière à disposer de données de panel, seules à même de traiter la question de l’hétérogénéité individuelle, y compris non observable, au cœur de ces traitements. Ce travail a été prolongé avec les données de l’enquête Génération 98 à 10 ans et laparticipation au Groupe Cheminements longs du Céreq. L’objectif est d’étudier le lien entre sentiment d’inquiétude et déclassement, normatif et subjectif. L’introduction d’un nouveau point d’enquête devrait également permettre de tester si l’inquiétude exprimée à l’instant t, dont on a vu qu’elle dépendait des conditions de travail à l’instant t, est également liée à la position professionnelle réelle du jeune à l’instant t+3 ans

Membre du CAR Céreq Toulouse participant : BEDUWE Catherine

  • Réseau Évaluation Formation Emploi

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Réseau créé à l’initiative delaboratoires toulousains, le CRM (UT1 Capitole), le CERTOP (UT2 Le Mirail), le PDPS (CUFR JF Champollion), et l’équipe UMR EFTS (UT2 Le Mirail). Les membres du conseil scientifique sont chercheurs en Economie, Sociologie politique, Psychologie et Sciences de l’éducation. Le réseau bénéficie d’un financement de la MSHS de Toulouse, obtenu dans le cadre des appels à programme 2011, 2012 et 2013. Une première manifestation a eu lieu à Toulouse en décembre 2011 sur le thème « Le marché du travail comme lieu d’évaluation des politiques de formation ? » Une seconde en novembre 2012, centrée sur la question des valeurs véhiculées ou au contraire absentes, des évaluations formation emploi.
Le séminaire d’octobre 2013 et sur le thème évaluation pour quelles professionalisations à l’université. Le réseau à déposé un projet de réseau inter MSH avec deux MSH hors Toulouse (CAR Bordeaux, CAR Dijon) et des partenaires étrangers (Espagne) et institutionnelles (Céreq et Observatoire montréalais de l’enseignement supérieur. Un numéro spécial de la revue formation emploi est en cours d’évaluation pour 7 contributions du séminaire 2014.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : BEDUWE Catherine, LEMISTRE Philippe, TAHAR Gabriel

  • Lien entre contenu de l’emploi et sécurité des trajectoires professionnelles

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Ce travail propose d’analyser la sécurité des parcours professionnels selon les trois critères définis par le CERC (2005) : la stabilité de l’emploi (rester dans le même emploi), la sécurité de l’emploi (reprise d’emploi rapide après une mobilité externe) et la sécurité des revenus (maintenir ou augmenter ses revenus). Nous cherchons à vérifier si les caractéristiques de l’emploi occupé sont des facteurs plus importants que ne le sont les variables individuelles classiques pour expliquer ces trois critères. L’enquête FQP 2003 est une source d’information relativement riche pour décrire les emplois. Elle offre des informations classiques comme le secteur ou la taille de l’entreprise mais aussi des informations plus originales sur les conditions concrètes de l’emploi comme l’utilisation des TIC, les cadences de travail, le contact avec le public, le type de contrôle hiérarchique, la fonction dans l’entreprise…. Nous proposons d’exploiter ces informations afin d’éclairer le lien entre caractéristiques de l’emploi et sécurité des trajectoires professionnelles. Les variables d’emploi sont les plus importantes pour expliquer la stabilité de l’emploi et la sécurité des revenus. En revanche, les variables individuelles comme l’âge et le diplôme deviennent au moins aussi déterminantes que les caractéristiques du dernier emploi occupé pour expliquer la sécurité de l’emploi une fois que l’individu a quitté cet emploi. Ce résultat éclaire le débat sur la flexisécurité dont sa réussite serait fondée par une forte implication individuelle des salariés dans la construction de leur parcours professionnel.

Membre du CAR Céreq Toulouse participant : BRUYERE Mireille

  • Parcours d’études et insertion des sortants de filière scientifique : quels rôles pour le capital social, le territoire et les dispositifs publics ?

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre d’une thèse en cours sous la Direction de Philippe Lemistre. Ils s’appuient sur une enquête annuelle originale de l’université de Toulouse 3 qui interroge les étudiants 30 mois après l’obtention de la licence scientifique et également sur des entretiens. Il s’agit d’expliciter les parcours des étudiants en prenant en compte : les
dispositifs mis en œuvre dans le cadre du plan licence et du BAIP ; les réseaux personnels et professionnels mobilisés, le lieu d’habitation et les caractéristiques socio professionnelle des parents. L’approche théorique est socio économique. Une partie des investigations statistiques relève des travaux du GTES et une autre des réflexions menées au sein du LABEX SMS et l’ensemble entre dans le cadre du programme de travail du DEEVA qui a recruté Boris MENARD en 2013. A cette fin la thèse exploitera les modules professionnalisation et compétences de
géné 2010 qui complétera les données sur Toulouse 3. Le comité de thèse de juillet 2013 a décidé que la thèse prendrait la forme d’une thèse 3 articles pour faciliter l’intégration aux activités professionnels de Boris.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : MENARD Boris, LEMISTRE Philippe

  • Hausse des niveaux d’éducation et de formation : causes et conséquences

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
L’insertion selon les diplômes, les filières et spécialités est très dépendante des ajustements entre offre et demande de formation. La résultante de l’allocation aux emplois peut être abordée dans une perspective marchande ou plus historique et institutionnelle. Les travaux théoriques actuels du CAR dans ce champ embrasse la seconde en associant économie et sociologie.
Ils s’accompagnent de nombreux travaux empiriques initiés au début des années 2000 (7ème PCRD) et depuis menés à partir des enquêtes Génération notamment pour une HDR soutenus en 2008. Les travaux en cours portent sur le déclassement et la dévalorisation des diplômes à travers une analyse comparative effectuée à partir de quatre enquêtes Génération disponibles (1992, 1998, 2004, 2007) auxquelles s’ajoutera l’enquête 2013.

Membre du CAR Céreq Toulouse participant : LEMISTRE Philippe

  • LabEx Système et Mondes Sociaux (SMS)

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
LabEx de L’Université de Toulouse 2 Associant 7 équipes de recherches locales dont 3 principales parmi lesquelles le CERTOP – L’objectif du LabEx à travers des financements de trois années (2013-2015) est de participer à l’élaboration de programmes de recherche (ANR, programmes européens). En lien avec la thématique du LabEx parmi les déterminants de l’insertion l’impact du territoire sera privilégié et les emplois seront caractérisés en regard de leur caractère innovants. Les filières d’études scientifiques seront centrales sans écarter les autres dans une optiques non adéquationniste. Des sociologues, économiste et géographes d’autres équipes Toulousaines (LISST et INRA) participent au projet ainsi que le DEEVA et l’IREDU.  Concernant le DEEVA l’objectif est notamment d’adossé au LabEx les travaux du Céreq DEEVA qui intègrent les distances parcourues et les éléments à venir des modules professionnalisation et compétences (financement LabEx SMS) de l’enquête géné 2010 au-delà d’enquête elle-même. Ces travaux s’articulent également à la thèse de Boris Menard et une demande de post-doc est déposé.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : LEMISTRE Philippe, BLANCHARD Marianne, MENARD Boris, SOLDANO Catherine

  • Groupe de travail sur l’apprentissage

Objectifs visés, finalité du projet et hypothèses de travail :
Le Céreq lance un groupe de recherche sur les formations par apprentissage. Il est animé par Prisca Kergoat (Centre associé de Toulouse CERTOP) et Dominique Maillard (CEREQ DFC). Le Céreq réalise des travaux sur la question de l’apprentissage depuis de nombreuses années et son investissement a été renforcé ces dernières années en lien, à la fin de la  décennie 2000, avec la réinscription à l’agenda politique de discours et d’actions volontaristes en faveur de l’alternance en général et de l’apprentissage en particulier. Les évolutions de ces politiques ont d’ailleurs contribué à orienter les travaux du Céreq vers de nouveaux questionnements tels que les politiques de régionalisation, les ruptures de contrat, son inscription dans l’enseignement supérieur et plus récemment sur les discriminations. L’échange entre chargés d’étude du Céreq et chercheurs travaillant sur ces questions pourra permettre de mettre en perspective nos problématiques et résultats afin de repérer les zones d’ombre et d’avancer dans la construction de nouveaux programmes d’étude. Le « groupe apprentissage » devrait être conçu comme un groupe de recherche et de production. Ceci suppose que les membres du groupe alimenteront ses réflexions par des présentations de travaux en cours, discussions d’autres travaux, analyses de données, projets de recherche, production dans les supports de publications CEREQ, etc. Par ailleurs, les acteurs impliqués dans les politiques
d’apprentissage (représentants d’institutions telles que les ministères de l’Éducation nationale ou du Travail, les Régions, représentants des chambres consulaires, etc.) pourront être membres, ou invités à l’occasion de phases de « bilan » des travaux du groupe.

Membres du CAR Céreq Toulouse participant : KERGOAT Prisca, COURTINAT Amélie, CAPDEVIELLE Valérie

 

mise à jour 20 octobre 2014

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