Mots-clés  : travail, organisation, genre, formation, emploi, temps sociaux, négociation
Responsable de l’Axe : Prisca Kergoat – prisca.kergoat@univ-tlse2.fr


Présentation de nos recherches

Nos travaux ont permis d’élargir la notion de travail à des activités « invisibles » ou peu reconnues. La notion de « travail insaisissable » est apparue comme un résultat important de nos travaux de recherche antérieurs.
L’ensemble de nos activités s’organise autour de la notion de « l’intelligence du travail ». Cette expression permet non seulement de sortir les activités productives de l’approche selon laquelle le travail est enfermé dans une sociologie du travail-domination faisant du travailleur un individu exploité et courbé sous le poids des règles de travail, mais aussi de l’approche où le travail est confiné dans une sociologie de l’arrangement faisant du travailleur un “acteur stratégique” qui invente ses propres règles de travail.


Nos recherches sont organisées autour des thèmes suivants

  • L’intelligence du travail et de son organisation : négation, reconnaissance et pouvoir
    Partant du constat que l’intelligence du travail et du travailleur ne fait pas toujours l’objet d’une reconnaissance et d’une légitimité, nous souhaitons retracer le cheminement selon lequel il apparaît que l’intelligence s’affirme soit dans la clandestinité, soit dans des formes de résistances plus ouvertes.
    L’activité de travail, c’est avant tout ajuster le travail réglé à soi, adapter ce qui est structuré à ce qui convient pour faire son travail. En effet, le travail ne peut pas être réduit à la mise en œuvre de décisions, ni au respect de procédures, encore moins à de l’obéissance ou à de la soumission : le sujet cherche à sortir de cet encerclement, invente un sens autre que matériel à son travail et se crée des marges de manœuvre pour agir.
  • L’intelligence du genre au travail : résistances et émancipation
    Centrés sur l’évolution des rapports de genre sur le marché du travail, nos recherches visent à mettre en perspective les effets du mythe de « l’égalité-déjà-là » présent dans diverses institutions, organisations et collectifs de travail.
    Nos travaux s’ancrent dans un approfondissement et un élargissement des analyses des processus de féminisation des groupes professionnels, ainsi que des dynamiques de transformation des normes et des stéréotypes de sexe, dans des secteurs plus ou moins marqués par la mixité.
  • L’intelligence des temps et des règles
    Cette approche nous permet d’explorer les échanges et les négociations qui s’élaborent pour mettre en œuvre de nouvelles perspectives dans le monde du travail.
    En étudiant les liens entre les temporalités et les marchés nous souhaitons préciser ce que fait le marché aux individus, et comprendre comment les salariés construisent leurs temporalités. Dans une perspective « négociation et règles » l’intelligence du travail devient collective, c’est-à-dire le résultat d’échanges, de conflits et de négociations.

Membres de l’Axe INTRA

Isabelle Bazet, Mireille Bruyère, Auréline Cardoso, Michel Catlla, Hélène Cettolo, Bruno David, Simone Deslarzes, Gilbert de Terssac, Marcelle Duc, Michel Escarboutel, Normand Filion, Irène Gaillard, Timo Giotto, Julie Jarty, Prisca Kergoat, Nathalie Lapeyre, Yannick Le Quentrec, Jean-Yves Le Talec, Philippe Lemistre, Vanina Mollo, Mathieu Rossignol-Brunet, Angélique Roux, Benjamin Saccomanno, Corinne Saint-Martin, Gabriel Tahar, Jens Thoemmes

Membres associés : Magalie Bacou, Soline Blanchard, Thomas Bonnet, Claire Chay, Adeline Pernet, Raoni Rocha Simoes


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mise à jour janvier 2017