Muriel FIGUIÉ (C.V.), sociologue au CIRAD (UMR MOISA), spécialisée dans le domaine de la sociologie du risque et de l’alimentation.

« La mise en risque de la santé animale. »

Habilitation à Diriger des Recherches, sous la direction de Jean-Pierre Poulain (CERTOP) – septembre 2016


Jury

Claude Gilbert, directeur de recherche émérite CNRS
Bernard Hubert, directeur de recherche émérite Inra, directeur d’études EHESS
Michèle Lalanne, professeure des Universités, Institut National Universitaire Champollion
Claire Lamine, Ingénieure de recherche, INRA
Maria Eunice Maciel, professeure associée, Universidade Federal do Rio Grande do Sul
Jean-Pierre Poulain, professeur des Universités, Université Toulouse – Jean Jaurès


Résumé

Mes travaux de recherche portent sur la santé animale, en tant que risque collectif. La santé animale est entrée dans le domaine des politiques publiques avec la naissance de la profession vétérinaire. Sa promotion récente au rang de bien public mondial marque l’expansion de son champ d’action, en lien avec la montée en puissance des enjeux de biosécurité. Dans le même temps, elle doit faire face au développement d’un courant animaliste qui vise à réintroduire l’animal en tant qu’être sensible, dans les choix de société.
Ces recadrages témoignent du processus de construction sociale dont résulte l’objectif de santé animale et de la diversité des projets politiques dont cet objectif est porteur. J’analyse les synergies et les contradictions liées à cette diversité à partir de deux maladies animales : la grippe aviaire et la fièvre aphteuse.
Pour traiter de la santé animale comme objet de sociologie, je m’appuie sur plusieurs domaines : la sociologie des relations Homme/Animal, de l’alimentation, de la santé, des sciences et techniques, de la profession vétérinaire, et des risques. J’analyse également les travaux développés depuis les années 1990, à la faveur des grandes crises sanitaires. Sur ces bases, j’ai construit un programme de recherche pour une sociologie de la santé animale, qui prend en compte les institutions qui gouvernent les hommes au nom de la santé animale, les espaces discrets de la gestion profane des risques, et les animaux en tant qu’être sensibles.


mise à jour : 26/09/2016

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