Jeudi 8 février 2018 – 14h
IUT Blagnac, Amphi 1 – Comment venir ?

« Anthropocène et tourisme : quel tourisme sur quelle planète dans les prochaines décennies ? »

Retrouvez ici l’enregistrement sonore de la conférence
(Soundcloud – ISTHIA UT2J)

Invité : Dominique BOURG, philosophe, professeur ordinaire (Faculté des géosciences et de l’environnement – Université de Lausanne, Suisse) – Géopolis 3528, Président du Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot

Discutant : Vincent VLES, professeur d’aménagement et d’urbanisme, Université Toulouse – Jean Jaurès, CERTOP UMR 5044 CNRS

On entend par Anthropocène l’époque nouvelle de l’histoire de la Terre dans laquelle nous entrons, caractérisée par un impact massif des activités humaines sur la Terre ; mais également, et on l’oublie souvent, un impact non moins massif, en cours, du système Terre sur nos sociétés. Pour autant qu’il s’agit de la modification du cadre physique de nos existences, il est possible d’en avoir d’ores et déjà quelque idée. Quels seront les grands traits de cette modification attendue ? Quelles seront ses conséquences prévisibles sur le tourisme ?

En savoir plus sur l’invité :

Dominique BOURG, philosophe, est professeur ordinaire à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne. Il dirige avec Alain Papaux la collection « L’écologie en question » aux Puf ; il est membre du comité scientifique de la revue VertigO.

Il est ou a été membre de plusieurs commissions françaises dont la Commission Coppens chargée de préparer la Charte de l’environnement désormais adossée à la Constitution française. Il est président du Conseil scientifique de la Fondation pour la Nature et l’Homme (créée par Nicolas Hulot).

Depuis une trentaine d’années ses travaux concernent le vaste champ des études environnementales. Il s’est plus précisément intéressé à la question des risques et au principe de précaution en mettant en lumière l’idée de dommages transcendantaux. Il s’est également préoccupé des fondements et exigences propres aux stratégies de dématérialisation et à l’économie circulaire. Enfin ses recherches ont aussi concerné les aspects institutionnels de la durabilité forte et les conditions à l’écologisation de la société.

Né le 11 aout 1953 à Tavaux (France), Dominique Bourg est depuis sa jeunesse intéressé par l’écologie et la philosophie. Multi-diplômé il axe ses domaines de recherches sur l’éthique du développement durable, la construction sociale des risques, le principe de précaution, l’Économie de fonctionnalité et la démocratie participative.
En poste à l’Université de technologie de Troyes (UTT), Dominique Bourg fédère une équipe de recherche autour des problèmes d’environnement et de développement durable et participe à la création du Centre de recherches et d’études interdisciplinaires sur le développement durable (CREIDD) où il effectue des travaux en écologie industrielle pour la chimie. Il en sera le directeur jusqu’en 2006.
Professeur ordinaire à l’Université de Lausanne (UNIL) depuis le 1er septembre 2006, il a été directeur de l’Institut de politiques territoriales et d’environnement humain (IPTEH) de l’Université de Lausanne de septembre 2006 à juillet 2009. Depuis septembre 2012 il donne également un cours sur les questions environnementales actuelles à l’EPFL. Il enseigne aussi à l’Institut d’études politiques de Paris. Il fait partie du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot.
Dominique Bourg a fait partie de la Commission Coppens, qui a préparé pendant quatre ans la Charte de l’environnement, incluse en 2005 dans le préambule de la Constitution française.
Il a été membre du Centre d’étude et de recherche interdisciplinaire en théologie (CERIT) de Strasbourg.
A présidé avec Bernard Ramanantsoa, le groupe de travail du « Grenelle de l’environnement » sur la promotion des modes de développement durable et il faisait partie du Conseil national du développement durable qu’il a quitté en 2010, en dénonçant des pratiques contraires à leur éthique.
Il est membre du comité de rédaction de la revue Esprit.

Dominique Bourg est Chevalier de la Légion d’honneur et Officier de l’ordre national du Mérite. Il a reçu le prix du « Promeneur solitaire » en 2003.

Publications récentes

Ecologie intégrale. Pour une approche permacirculaire de la société, avec Christian Arnsperger, Puf, octobre 2017.
L’Âge de la transition : en route pour la reconversion écologique, avec Alain Faufman et Dominique méda, Les Petits matins, 2016, 236 p. (ISBN 978-2-36-383221-4).
Dictionnaire de la pensée écologique, avec Alain Papaux, Paris, Puf, 2015, 1120 p. (ISBN 978-2-13-058696-8).
La Pensée écologique. Une anthologie, avec Augustin Fragnière, Paris, Puf, coll. « L’écologie en questions », 2014, 896 p. (ISBN 978-2-13-058444-5).
Quand l’écologie politique s’affiche : 40 ans de militantisme graphique, Éditions Plume de carotte, 2014.
Du risque à la menace. Penser la catastrophe, Paris, Puf, 2013 (ISBN 9782130606314).
(dir.) Pour une 6e République écologique, Paris, Odile Jacob, 2011 (ISBN 978-2738127273).
Vers une démocratie écologique : le citoyen, le savant et le politique, avec Kerry Whiteside, Seuil, La République des idées, Paris, 2010 (ISBN 9782021022988).
Le Développement durable maintenant ou jamais, avec Gilles-Laurent Rayssac, 2006 (ISBN 9782070337217).
Le Développement durable, avec Marie-Claude Smouts et Antoine Serge, 2005.
Le Nouvel Âge de l’écologie, éditions Charles Léopold Mayer, 2003 (ISBN 2-84446-046-1).
Quel avenir pour le développement durable ?, 2003.
Parer aux risques de demain : le principe de précaution, 2001.
Critique du bio-pouvoir, novembre 2001.
L’Avenir de l’environnement, conférence donnée à l’Université de tous les savoirs.
La Nature en politique, ou L’enjeu philosophique de l’écologie, L’Harmattan, 2000.
Peut-on encore croire au progrès  ?, avec Jean-Michel Besnier, 2000.


Jeudi 19 octobre 2017 – 14h
Université Toulouse – Jean Jaurès, Amphi F

« L’alimentation du quotidien comme sujet d’étude et de valorisation du patrimoine. »

Invité : Eric ROUX, ethnologue, journaliste, fondateur de l’Observatoire des Cuisines Populaires

Si la cuisine des restaurants dits gastronomiques est sur le devant de la scène aujourd’hui en France, n’est-il pas indispensable d’essayer de définir et d’étudier la cuisine du quotidien partagée par le plus grand nombre. Comme il existe une langue vernaculaire, la cuisine est aussi de culture orale, maltraitant les gestes et les codes de la cuisine académique. Replacer nos manières de nous alimenter comme des faits culturels totaux, devrait permettre d’en saisir la complexité (s’approvisionner, faire ses courses, avoir un jardin, stoker, conserver, faire à manger, comment, pour qui, quand et avec qui).

Afin d’enrichir les seules données des enquêtes quantitatives, la recherche ethnographique, complexe et exigeante en temps, semble être à même de permettre d’entrevoir la diversité, la dynamique, et l’abstraction de nos comportements alimentaires. Chercher à connaître la subtilité et la complexité de ces comportements c’est s’offrir la possibilité d’enrichir et de valoriser nos patrimoines tant d’un point de vue culturel qu’économique.

L’exposé s’attachera notamment à présenter des faits alimentaires pouvant définir un territoire avec les exemples du beurre de lactosérum, de la charcuterie salée-séchée et de la charcuterie non-fumée pourtant fumée et du goût du rance, comme marqueurs culturels.

En savoir plus sur l’invité :

Eric Roux est le porte-parole de l’OCPOP (Observatoire des Cuisines Populaires). Ancien chroniqueur sur Canal+, auteur et journaliste de documentaires sur la cuisine, il a publié en 2011 « Manuel de Cuisine Populaire ».


Contact scientifique : Jacinthe BESSIERE, MCF Sociologie, UT2J (ISTHIA), CERTOP – bessiere@univ-tlse2.fr


mise à jour 16/01/2018 – Photos : Dominique Bourg ©www.strategie.gouv.fr / Eric Roux ©http://observatoirecuisinespopulaires.fr / ©ISTHIA-CERTOP

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