Titre provisoire : «Être salariée en association féministe : entre usure et émancipation ?/Working in feminist organization : between work-related strain and emancipation ? »

Résumé/Abstract

La thèse porte sur le travail salarié au sein des associations féministes accueillant du public (principalement les associations de Planning Familial et les associations membres de la Fédération Nationale Solidarité Femmes). Au moyen d’observations et d’entretiens, il s’agit notamment de comprendre comment, au sein de ces associations, se construit, se dit mais également se surmonte et se neutralise l’usure au travail. Parmi les facteurs d’usure au travail, nous nous intéressons au poids des résistances au féminisme et à l’égalité : les salarié-e-s des associations sont-elles et ils confronté-e-s quotidiennement à ces résistances et de quelle nature sont-elles ? Ces résistances participent-elles à renforcer un sentiment d’usure au travail ?

Cela étant, le travail salarié au sein des associations féministes ne doit pas être considéré que sous l’angle de l’usure : certaines associations peuvent être des espaces favorisant un dépassement des normes genrées du travail, voire une émancipation individuelle et/ou collective des salariées. Identifier quelles sont les conditions de cette émancipation ou tout au moins d’un rapport heureux au travail, constitue l’un des objectifs de la thèse.

The thesis is about paid work in feminist organizations, which assist by diferent means, people and mostly women in accessing to their rights. Using observations and interviews, the research aims to understand how work-related strain is collectively constructed, raised but also how the employees do cope with it. Among different factors of stress, we are questioning the importance of anti-feminism : do the employees of feminist organization daily deal with anti-feminist speeches ? What influence do thoses anti-feminist speeches or acts have on their work ?

However, we shall not regard paid work in feminist organizations only from the perspective of strain : some feminist organizations can provide some employment forms which allow to overcome some usual characteristics of female labour. Work can even be considered as a way for emancipation. Understanding what are the conditions for this emancipation, or at least, for well-being at work in feminist organizations, is one the goals of the research.

Financement : CDU

Directeur de thèse/Ph.D. Thesis : Vincent SIMOULIN

Co-Directrice de thèse : Nathalie LAPEYRE

mise en ligne novembre 2016/update november 2016